Carnevale e l’amore che non muore
Ho avuto un tuffo al cuore, quando ho visto che mi avevi chiamato.
Mi sembrava un brutto scherzo, come un pupazzo di carnevale.
Indossi la maschera e ti fai vivo,
un sogno, una banda musicale che cammina nella notte festeggiando il carnevale.
Mi ricordano i nostri carnevali, quando festeggiavamo insieme,
amandoci senza paura, senza maschere.
Sei sempre l’uomo che amai, che desiderai con tutta l’anima,
che mi spezzò il cuore, ma il mio amore per te non è mai morto.
Sono passati più di trent’anni, eppure il tempo non ha cancellato
il tuo ricordo, il tuo sorriso, la tua carezza.
Il mio cuore si ferma, ancora e sempre, al tuo pensiero.
Perché tu, amore mio, sei sempre stato il mio unico vero amore.
Il tuo abbandono, la mia rabbia e la tua partenza
mi lasciarono un cuore vuoto, un amore senza fine.
Mi hai inflitto un coltello alle spalle,
così oggi scrivo per te, per noi, per questo amore che non morirà.
Sei tornato dopo tanto tempo, e vedo che mi segui da lontano,
un segno che, forse, anche tu non hai dimenticato.
Un brivido nel cuore, un dubbio nella mente:
cosa vuoi da me, dopo tutto questo tempo?
Io non lo so, ma è certo che non si dimentica
quando quel carnevale lo passavamo amandoci…
E ora, il mio cuore è diviso
tra l’amore che ancora sento e la delusione che ho provato,
il dolore che mi tiene viva, sospesa nel tempo della memoria.
Forse, in questo amore, che non c’è stato e non ci sarà,
troverò la mia pace, e festeggerò mettendo una maschera di carnevale con un sorriso
Zaira Sellerio
Carnaval et l’amour qui ne meurt jamais
Mon cœur a fait un bond quand j’ai vu que tu m’avais appelé.
Ça m’a semblé une mauvaise blague, comme une marionnette de carnaval.
Tu mets un masque et réapparais,
un rêve, une fanfare qui marche dans la nuit en célébrant le carnaval.
Ils me rappellent nos carnavals, quand nous fêtions ensemble,
nous aimant sans peur, sans masques.
Tu es toujours l’homme que j’ai aimé, celui que j’ai désiré de toute mon âme,
celui qui m’a brisé le cœur, mais mon amour pour toi n’est jamais mort.
Plus de trente ans ont passé, et pourtant le temps n’a pas effacé
ton souvenir, ton sourire, ton caresse.
Mon cœur s’arrête, encore et toujours, à la pensée de toi.
Car toi, mon amour, tu as toujours été mon seul véritable amour.
Ton abandon, ma colère et ton départ
m’ont laissé un cœur vide, un amour sans fin.
Tu m’as infligé un coup de couteau dans le dos,
et donc aujourd’hui j’écris pour toi, pour nous, pour cet amour qui ne mourra jamais.
Tu es revenu après tant de temps, et je vois que tu me suis de loin,
un signe que, peut-être, toi aussi tu n’as pas oublié.
Un frisson dans le cœur, un doute dans l’esprit :
que veux-tu de moi, après tout ce temps ?
Je ne sais pas, mais une chose est certaine :
on n’oublie jamais quand nous passions ce carnaval en nous aimant…
Et maintenant, mon cœur est partagé
entre l’amour que je ressens encore et la déception que j’ai éprouvée,
la douleur qui me maintient en vie, suspendue dans le temps de la mémoire.
Peut-être que, dans cet amour, qui n’a jamais été et ne sera jamais,
je trouverai ma paix, et je célébrerai
en mettant un masque de carnaval avec un sourire.
Zaira Sellerio

Critique
Zaira Sellerio, écrivaine et poétesse sicilienne transplantée en Suisse, auteure d’œuvres puissantes telles que Dal profondo del cuore (Des profondeurs du cœur), un roman autobiographique multi-récompensé et réédité plusieurs fois, L’ultima valigia di cartone (La dernière valise en carton), un recueil de poésie, et le récent Il coraggio è femmina (Le courage est féminin), qui célèbre la résilience féminine, revient avec un nouveau poème qui plonge une fois de plus dans l’intimité de l’âme, cette fois imprégné d’une mélancolie carnavalesque et universelle.
Dans Carnevale e l’amore che non muore (Carnaval et l’amour qui ne meurt jamais), le Carnaval n’est pas seulement une fête éphémère : c’est le miroir cruel du temps qui passe, des masques qui cachent des blessures jamais cicatrisées, et d’un amour qui, bien que trahi et abandonné, refuse obstinément de s’éteindre. La narratrice – féminine, vulnérable mais d’une force farouche – revit en quelques vers toute une existence : les carnavals partagés sans artifices, l’abandon qui survient comme un « coup de couteau dans le dos », trente ans de silence et de mémoire obstinée, et enfin son retour soudain, révélé par un simple appel, un « me suivant de loin », comme si la douleur infligée n’était qu’un détail perdu dans la nuit festive.
Sellerio maîtrise un langage sobre, presque parlé, qui amplifie l’impact émotionnel : phrases courtes, répétitions qui imitent le battement accéléré du cœur (« encore et toujours », « n’est jamais mort »), images vives comme la fanfare dans la nuit ou la marionnette de carnaval trompeuse. Le contraste est saisissant : d’un côté, la légèreté surréelle de sa réapparition (« tu te manifestes » après des décennies), de l’autre, le poids de la douleur conservée, la colère retenue, la division intérieure entre amour persistant et déception renouvelée.
La fin est un acte de dignité poétique : elle choisit de « célébrer » en portant un masque avec un sourire – non de joie, mais de paix durement acquise – dans un amour qui « n’a jamais été et ne sera jamais ». C’est un amour qui survit déguisé, suspendu dans la mémoire, transformant la blessure en force tranquille.
Ce poème est un petit chef-d’œuvre d’introspection féminine : il ne crie pas, il n’accuse pas, mais murmure avec clarté et grâce le paradoxe de celle qui aime encore malgré tout. Sellerio confirme sa voix authentique, capable de transformer le personnel en universel, la douleur en beauté lyrique. Émouvant, sincère, inoubliable – un hymne discret à l’amour qui perdure, même lorsqu’il porte le masque le plus cruel : celui de l’indifférence du temps.
Succès de la présentation du livre Il coraggio è femmina à la Chambre des députés italienne
Quelques prix et distinctions pour ses œuvres
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National Poetry Prize “Arturo Massimi” in October 1999, Mentana – Rome.
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Plaque for the narrative prize at the international competition “Pelosa” in Messina, November 2000.
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Poetry plaque awarded by the Province of Rome, October 2000.
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International Competition “Antonio de Curtis” in Rome.
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Poets and Society Prize, German-Swiss delegation (international competition, honorable mention).
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Unpublished Poetry Prize, 5th edition of the “L’attualità – Bartolucci” prize, finalist diploma, October 27, 2001.
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International Artistic-Literary Competition “Antonio de Curtis – Totò,” Rome, October 22, 2002.
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ALIAS (Italian-Australian Writers’ Academy, in collaboration with C.R.A.S.E.S. in Palermo).
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International Literary Competition, 3rd ex-aequo poetry prize, October 10, 2003.
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First Poetry Prize at the “Il Salotto dell’Arte” gallery, Rome, March 22, 2009.
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“A Life for Culture” Prize, “Il Salotto dell’Arte” gallery, Rome.
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4th International Literary Prize “Europa” for the novel From the Depths of the Heart, May 11, 2014, Lugano.
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2nd Navarro Prize for the novel From the Depths of the Heart, May 13, 2018, Sambuca di Sicilia – Sicily.
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Special Lilly Broggi Prize “La Pergola Arte” for the novel From the Depths of the Heart, Florence, October 27, 2018.
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5th Prize for the novel From the Depths of the Heart at Versilia Club “Massa, Fairy-Tale City of Sea and Marble,” September 28, 2019.
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1st International Prize dedicated to the female universe “Donne d’Amore” V. Barrett, poetry section for “On the Steps of Piazza di Spagna.”
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1st Prize for the literature section – novel, for the text Courage Is Female, Rome, May 22, 2023.
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Poetry Prize “At Your Feet,” city of Mercogliano (AV), for the poem “And There I Met My Mother,” September 8, 2024.
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11th Edition San Valentino Prize – City of Atripalda (AV) – Cupido World Wide Section, for the poem “Ich habe dich geliebt” (I Loved You), April 26–27, 2025






