{"id":230821,"date":"2024-02-08T10:53:31","date_gmt":"2024-02-08T10:53:31","guid":{"rendered":"https:\/\/swissfederalism.ch\/public-debt-american-case\/"},"modified":"2024-02-08T11:40:01","modified_gmt":"2024-02-08T11:40:01","slug":"dette-publique-cas-americain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/dette-publique-cas-americain\/","title":{"rendered":"Dette publique et notations de cr\u00e9dit : Le cas am\u00e9ricain"},"content":{"rendered":"<h1 class=\"entry-title\"><span class=\"font-377884\">Dette publique et notations de cr\u00e9dit : Le cas am\u00e9ricain<\/span><\/h1>\n<h3><span class=\"font-377884\"><em>Le discours conventionnel sur les niveaux d&rsquo;endettement viables occulte certains d\u00e9fis fondamentaux auxquels sont confront\u00e9s les d\u00e9cideurs politiques des \u00c9tats-Unis.<\/em><\/span><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><span class=\"font-377884\" style=\"color: #ff0000;\">En bref<\/span><\/h3>\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li><span class=\"font-377884\">La dette publique am\u00e9ricaine ne devrait pas \u00eatre une source d&rsquo;inqui\u00e9tude imm\u00e9diate.<\/span><\/li>\n<li><span class=\"font-377884\">Une augmentation des imp\u00f4ts ou une politique inflationniste seront n\u00e9cessaires.<\/span><\/li>\n<li><span class=\"font-377884\">Les banques centrales pourraient finir par garantir effectivement la dette publique.<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<figure id=\"attachment_230806\" aria-describedby=\"caption-attachment-230806\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay-1024x540.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-230806\" src=\"https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay-1024x540.jpg\" alt=\"Dollar puzzle Image by Arek Socha from Pixabay\" width=\"840\" height=\"443\" srcset=\"https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay-1024x540.jpg 1024w, https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay-300x158.jpg 300w, https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay-768x405.jpg 768w, https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay-1536x810.jpg 1536w, https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay-350x185.jpg 350w, https:\/\/swissfederalism.ch\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Dollar-puzzle-Image-by-Arek-Socha-from-Pixabay.jpg 1920w\" sizes=\"(max-width: 840px) 100vw, 840px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-230806\" class=\"wp-caption-text\">Dollar puzzle Image by Arek Socha from Pixabay<\/figcaption><\/figure>\n<p><span class=\"font-377884\">Au cours des 25 derni\u00e8res ann\u00e9es, la dette publique totale des \u00c9tats-Unis a consid\u00e9rablement augment\u00e9, passant d&rsquo;environ 10 000 milliards de dollars en 2008 \u00e0 environ 33 000 milliards de dollars en 2023. Cela repr\u00e9sente une augmentation de 130 %, d\u00e9duction faite de l&rsquo;inflation de l&rsquo;indice des prix \u00e0 la consommation. La taille de l&rsquo;\u00e9conomie a \u00e9galement augment\u00e9, mais pas suffisamment pour compenser le fardeau de la dette. Le ratio de la dette au produit int\u00e9rieur brut (PIB) \u00e9tait de 64 % en 2008, a atteint pr\u00e8s de 130 % entre 2020 et 2022 et se situe aujourd&rsquo;hui autour de 123 %.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Faut-il s&rsquo;inqui\u00e9ter ? Ces pr\u00e9occupations sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es \u00e0 la \u00ab\u00a0viabilit\u00e9\u00a0\u00bb : l&rsquo;id\u00e9e que la dette n&rsquo;est pas un probl\u00e8me tant qu&rsquo;elle peut \u00eatre reconduite sans effort &#8211; ou, autrement dit, tant que le d\u00e9biteur est en mesure de rembourser ses cr\u00e9anciers en cr\u00e9ant de nouvelles dettes. Si la dette publique est soutenable, il n&rsquo;y a rien \u00e0 craindre.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">L&rsquo;\u00e9valuation de cette croyance n\u00e9cessite deux commentaires pr\u00e9liminaires. Premi\u00e8rement, la plupart des d\u00e9cideurs politiques et des \u00e9conomistes ont souvent chang\u00e9 d&rsquo;avis sur le niveau d&rsquo;endettement \u00ab\u00a0soutenable\u00a0\u00bb. Il fut un temps o\u00f9 les responsables politiques pensaient que le seuil \u00e9tait un ratio dette\/PIB de 60 %, illustr\u00e9 dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne par une clause du trait\u00e9 de Maastricht qui, \u00e0 ce jour, n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e. Toutefois, cette id\u00e9e n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 prise tr\u00e8s au s\u00e9rieux. Bien que certains pays fassent de s\u00e9rieux efforts pour rester dans cette limite, ceux qui ne le font pas sont facilement pardonn\u00e9s par les march\u00e9s et les autorit\u00e9s internationales.<\/span><\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><span class=\"font-377884\"><em>Les d\u00e9penses publiques financ\u00e9es par la dette peuvent produire un boom de la consommation \u00e0 court terme, mais \u00e0 terme, la p\u00e9nurie de liquidit\u00e9s fixes se fait sentir<\/em><\/span><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Les \u00e9conomistes se concentrent \u00e9galement sur le co\u00fbt du service de la dette, \u00e0 l&rsquo;exclusion du principal. Tout est cens\u00e9 aller pour le mieux \u00e0 condition que les gouvernements maintiennent un exc\u00e9dent budg\u00e9taire primaire (la diff\u00e9rence entre les recettes et les d\u00e9penses, \u00e0 l&rsquo;exclusion des int\u00e9r\u00eats de la dette). Cela garantirait qu&rsquo;au moins une partie des int\u00e9r\u00eats n&rsquo;est pas pay\u00e9e par l&rsquo;\u00e9mission de nouvelles dettes. Mais la logique sous-jacente est floue : si les pays qui d\u00e9gagent un exc\u00e9dent primaire peuvent effectivement avoir de meilleures chances de stabiliser ou de r\u00e9duire leur dette publique \u00e0 l&rsquo;avenir, la simple existence d&rsquo;un exc\u00e9dent n&rsquo;est en aucun cas suffisante, surtout si les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat sont \u00e9lev\u00e9s et que la croissance r\u00e9elle est faible.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Le message entre les lignes, on s&rsquo;en doute, est que les politiques mon\u00e9taires et fiscales devraient servir \u00e0 maintenir les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat bas et la demande globale suffisamment forte pour promouvoir la croissance. Bien entendu, la seule fa\u00e7on d&rsquo;augmenter les d\u00e9penses publiques sans g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles dettes est de cr\u00e9er de l&rsquo;argent frais, ce qui signifie que la menace de l&rsquo;inflation reste r\u00e9elle.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Le deuxi\u00e8me commentaire porte sur le fait que la cr\u00e9ation et la pr\u00e9sence m\u00eame de la dette publique constituent un fardeau pour l&rsquo;\u00e9conomie. Les emprunts publics absorbent l&rsquo;\u00e9pargne et la transforment en grande partie en consommation (publique). Il y a moins de ressources disponibles pour financer les investissements, ce qui a des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur la formation de capital fixe (comme les machines et les \u00e9quipements), le progr\u00e8s technologique et la fiscalit\u00e9 future. En d&rsquo;autres termes, les emprunts publics \u00e9touffent la productivit\u00e9 et la croissance. Les d\u00e9penses publiques financ\u00e9es par la dette peuvent en effet produire un boom de la consommation \u00e0 court terme, mais la p\u00e9nurie de capital fixe finit par faire des ravages. Si le manque de capital et la faible productivit\u00e9 r\u00e9duisent la croissance, le poids de la dette publique finit par s&rsquo;alourdir.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\"><strong><a href=\"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/inflation-causes-et-consequences\/\">Inflation : Causes et cons\u00e9quences<\/a><\/strong><\/span><\/p>\n<h2><span class=\"font-377884\">Augmentation de la dette<\/span><\/h2>\n<p><span class=\"font-377884\">Aux \u00c9tats-Unis, la rh\u00e9torique de la viabilit\u00e9 de la dette a fait en sorte que l&rsquo;endettement public \u00e9lev\u00e9 ne soit pas une source d&rsquo;inqui\u00e9tude importante. Depuis 2002, le co\u00fbt du financement de la dette est relativement faible (le rendement des bons du Tr\u00e9sor \u00e0 10 ans n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 5 %) et parfois m\u00eame n\u00e9gatif en termes r\u00e9els. De plus, la croissance am\u00e9ricaine est satisfaisante (environ 2,5 % en 2023) et la pression fiscale f\u00e9d\u00e9rale (environ 20 % du PIB) est nettement plus faible que dans la plupart des \u00e9conomies avanc\u00e9es, ce qui signifie que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral pourrait chercher \u00e0 augmenter ses recettes si n\u00e9cessaire.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Il y a aussi de mauvaises nouvelles. La croissance future pourrait \u00eatre moins dynamique, les pr\u00e9visions faisant \u00e9tat d&rsquo;une croissance d&rsquo;environ 1 % en 2024 et de moins de 2 % en 2025. Le co\u00fbt du financement de la dette augmente, la taxe dite d&rsquo;inflation est d\u00e9sormais plus faible et les pressions fiscales plus fortes pourraient se heurter \u00e0 une r\u00e9sistance si le fisc f\u00e9d\u00e9ral tente d&rsquo;\u00e9vincer ses coll\u00e8gues au niveau des \u00c9tats. Les march\u00e9s sont \u00e9galement fatigu\u00e9s du risque r\u00e9current de d\u00e9faut de paiement provoqu\u00e9 par les luttes r\u00e9guli\u00e8res du Congr\u00e8s sur le plafond de la dette, une menace qui est moins alarmante qu&rsquo;il n&rsquo;y para\u00eet mais qui reste ennuyeuse.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Enfin, le d\u00e9ficit budg\u00e9taire est exceptionnellement \u00e9lev\u00e9, atteignant 5,8 % du PIB en 2022 et augmentant rapidement. En 2023, le d\u00e9ficit budg\u00e9taire se situera probablement autour de 1 700 milliards de dollars, et les paiements nets d&rsquo;int\u00e9r\u00eats sur la dette publique devraient atteindre 660 milliards de dollars. Cela signifie que le d\u00e9ficit primaire d\u00e9passera les 1 000 milliards de dollars, un chiffre effrayant qui devrait \u00eatre encore plus important en 2024.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Malgr\u00e9 ce tableau mitig\u00e9, les principales agences de notation sont optimistes. Standard &amp; Poor&rsquo;s et Fitch attribuent \u00e0 la dette publique \u00e0 long terme des \u00c9tats-Unis la note AA+ avec une perspective stable, tandis que Moody&rsquo;s lui attribue la note AAA (la note maximale). Toutefois, la note de Fitch \u00e9tait AAA jusqu&rsquo;au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, tandis que Moody&rsquo;s a maintenu sa note en novembre, mais a modifi\u00e9 ses perspectives de stables \u00e0 n\u00e9gatives.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">En r\u00e9sum\u00e9, malgr\u00e9 cette l\u00e9g\u00e8re d\u00e9gradation, la dette publique am\u00e9ricaine \u00e0 long terme est not\u00e9e \u00ab\u00a0de tr\u00e8s haute qualit\u00e9\u00a0\u00bb, soit mieux que les dettes publiques britannique ou fran\u00e7aise et juste un peu moins que celle de l&rsquo;Allemagne (qui b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une note AAA de la part de toutes les agences susmentionn\u00e9es). On peut consid\u00e9rer la r\u00e9vision des notes am\u00e9ricaines comme une tentative de signaler que la d\u00e9t\u00e9rioration de la situation budg\u00e9taire n&rsquo;est pas pass\u00e9e inaper\u00e7ue &#8211; et rien de plus.<\/span><\/p>\n<h2><span class=\"font-377884\">Questions soulev\u00e9es<\/span><\/h2>\n<p><span class=\"font-377884\">Dans ces conditions, faut-il commencer \u00e0 s&rsquo;inqui\u00e9ter d&rsquo;un prochain probl\u00e8me de dette publique aux \u00c9tats-Unis ? La r\u00e9ponse courte est non. Les agences internationales consid\u00e8rent toujours le gouvernement am\u00e9ricain comme un d\u00e9biteur de la plus haute qualit\u00e9, et les march\u00e9s financiers sont d&rsquo;accord : les investisseurs continuent d&rsquo;acheter de grandes quantit\u00e9s de bons du Tr\u00e9sor. Les r\u00e9centes notations, l\u00e9g\u00e8rement moins bonnes, n&rsquo;ont pratiquement aucune importance, car elles n&rsquo;affectent que les investisseurs institutionnels qui sont oblig\u00e9s d&rsquo;acheter des titres strictement not\u00e9s AAA.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">N\u00e9anmoins, l&rsquo;excellente r\u00e9putation des \u00c9tats-Unis en tant que d\u00e9biteur public soul\u00e8ve deux questions pertinentes pour les sc\u00e9narios futurs. La premi\u00e8re concerne le poids de la situation financi\u00e8re f\u00e9d\u00e9rale. Aujourd&rsquo;hui, chaque Am\u00e9ricain supporte une dette publique d&rsquo;environ 100 000 dollars (soit 33 000 milliards de dollars \u00ab\u00a0dus\u00a0\u00bb par 332 millions de personnes), soit deux fois plus qu&rsquo;un Italien et 2,5 fois plus qu&rsquo;un Grec.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Si l&rsquo;on admet que les revenus moyens des Am\u00e9ricains sont \u00e9galement plus \u00e9lev\u00e9s que ceux des Grecs ou des Italiens, 100 000 dollars repr\u00e9sentent tout de m\u00eame une somme importante. Comme il sera difficile de r\u00e9duire les d\u00e9penses publiques, une augmentation des imp\u00f4ts ou une nouvelle vague de politique mon\u00e9taire inflationniste doivent \u00eatre envisag\u00e9es. M\u00eame si le Tr\u00e9sor am\u00e9ricain reste un refuge s\u00fbr et plut\u00f4t rentable pour les investisseurs mondiaux, les perspectives de croissance am\u00e9ricaine se d\u00e9gradent et la manipulation mon\u00e9taire sera \u00e0 nouveau une tentation.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">La viabilit\u00e9 financi\u00e8re ne sera gu\u00e8re affect\u00e9e, mais les Am\u00e9ricains devraient s&rsquo;inqui\u00e9ter. Soit les d\u00e9cideurs politiques prennent des mesures, r\u00e9duisant les d\u00e9penses publiques et r\u00e9tablissant la sant\u00e9 financi\u00e8re au prix d&rsquo;une croissance plus faible \u00e0 court terme, soit ils bottent en touche, la croissance ralentissant progressivement jusqu&rsquo;aux niveaux de l&rsquo;UE et s&rsquo;y maintenant.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">La deuxi\u00e8me question concerne le r\u00f4le des agences de notation. Comme il n&rsquo;y a aucune raison de croire que les agences de notation en savent plus que les march\u00e9s financiers &#8211; et compte tenu de leurs erreurs d&rsquo;appr\u00e9ciation, qui ne sont pas rares &#8211; on peut se demander comment elles peuvent encore exister. De nombreux fonds d&rsquo;investissement passifs proposent aujourd&rsquo;hui \u00e0 leurs clients des ensembles de titres \u00e9mis par des d\u00e9biteurs et class\u00e9s en fonction de leur solvabilit\u00e9 certifi\u00e9e. Les gestionnaires de fonds ne semblent pas dispos\u00e9s \u00e0 prendre leurs responsabilit\u00e9s et \u00e0 effectuer leurs propres analyses. Beaucoup pr\u00e9f\u00e8rent maintenir l&rsquo;apparence d&rsquo;une impartialit\u00e9 externe, en se cachant derri\u00e8re des agences internationales qui ont la chance d&rsquo;\u00eatre approuv\u00e9es par les r\u00e9gulateurs gouvernementaux.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\"><strong><a href=\"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/franc-suisse-pilier-solidite\/\">Le franc suisse pilier de la solidit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale<\/a><\/strong><\/span><\/p>\n<div id=\"pos-conclusion\" class=\"psf conclusion paragraphs-only\" data-mw-id=\"pos-conclusion\">\n<h2><span class=\"font-377884\">Sc\u00e9narios<\/span><\/h2>\n<p><span class=\"font-377884\">L&rsquo;un des sc\u00e9narios suivants pourrait \u00eatre celui d&rsquo;une collusion tacite. Les r\u00e9gulateurs influenceraient les agences de notation pour qu&rsquo;elles fassent pression sur les gouvernements choisis, d\u00e9sireux que les fonds d&rsquo;investissement et les acheteurs institutionnels ach\u00e8tent leurs titres. Les agences de notation s&rsquo;y plieraient parce qu&rsquo;elles sont soucieuses de conserver leur statut de certificateur \u00ab\u00a0impartial\u00a0\u00bb qui justifie leur existence et leurs honoraires. Dans ce cas, la viabilit\u00e9 de la dette devient une question de politique.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Mais il existe un autre sc\u00e9nario. La diff\u00e9rence entre une banque centrale ind\u00e9pendante et une banque centrale d\u00e9pendante est t\u00e9nue : dans les deux cas, les banquiers centraux sont nomm\u00e9s par des hommes politiques. Dans un avenir pas si lointain, on pourrait imaginer que les banquiers centraux garantissent la dette publique de certains gouvernements. Ces d\u00e9biteurs privil\u00e9gi\u00e9s obtiendraient une note de cr\u00e9dit triple A \u00e9ternelle, par d\u00e9finition.<\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Comment les agences de notation r\u00e9agiraient-elles ? D&rsquo;une part, elles se concentreraient sur les d\u00e9biteurs non garantis. D&rsquo;autre part, leur travail consisterait \u00e0 pr\u00e9dire quand les banquiers centraux interviendront, combien d&rsquo;argent ils pr\u00e9voient d&rsquo;imprimer et quelle quantit\u00e9 d&rsquo;inflation ils cr\u00e9eront.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p><span class=\"font-377884\"><strong><span class=\"font-377884\">Author: Enrico Colombatto &#8211; Professor of Economics at the University of Turin, Italy<br \/>\n<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span class=\"font-377884\">Source: <\/span><\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"ePwfwCV7NB\"><p><a href=\"https:\/\/www.gisreportsonline.com\/r\/public-debt-us\/\">Public debt and credit ratings: The American case<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" title=\"&#8220;Public debt and credit ratings: The American case&#8221; &#8212; GIS Reports\" src=\"https:\/\/www.gisreportsonline.com\/r\/public-debt-us\/embed\/#?secret=jd16lpiS1I#?secret=ePwfwCV7NB\" data-secret=\"ePwfwCV7NB\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le discours conventionnel sur les niveaux d&rsquo;endettement viables occulte certains d\u00e9fis fondamentaux auxquels sont confront\u00e9s les d\u00e9cideurs politiques des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":230808,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2274,310,308,986,989,209,1031],"tags":[2436,954,655,1312],"class_list":["post-230821","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-amerique","category-economie","category-faits-marquants","category-finance-fr","category-geopolitique","category-les-magazines","category-usa-fr","tag-dette-publique","tag-economie","tag-etats-unis","tag-gis-2-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/230821","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=230821"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/230821\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":230823,"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/230821\/revisions\/230823"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/230808"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=230821"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=230821"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/swissfederalism.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=230821"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}